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Poisson d’avril : Quand le « prank » vire au naufrage com’ 

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Chaque année, c’est la même effervescence dans nos agences et services communication. On cherche l’idée qui fera sourire, celle qui deviendra virale sans pour autant entacher la crédibilité de la marque. Mais attention : entre le clin d’œil complice et le crash industriel, il n’y a qu’un pas. 

Voici notre Top 3 des pires campagnes de poisson d’avril, et les leçons à en tirer. 

1. Le « Voltswagen » de Volkswagen (2021) 

Pour promouvoir sa gamme électrique, la marque a annoncé changer son nom en « Voltswagen ». Le problème ? Ils ont soutenu mordicus que ce n’était pas une blague auprès de la presse financière mondiale. 

Le problème : Un mensonge institutionnel qui a impacté le cours de la bourse pendant quelques heures. 

Le résultat : Une perte de confiance massive des journalistes spécialisés.

La leçon : On ne plaisante pas avec l’identité d’une boîte si on n’est pas prêt à assumer les conséquences juridiques et boursières. 

2. Le « Mic Drop » de Google (2016) 

Google a voulu ajouter une fonctionnalité humoristique à Gmail : un bouton « Mic Drop » qui envoyait un GIF de Minion et coupait les notifications de la conversation. 

Le problème : Le bouton a été placé juste à côté du bouton « Envoyer » classique. Des professionnels ont envoyé ce GIF par erreur à des employeurs ou des clients lors d’échanges sérieux. 

Le résultat : Des témoignages d’utilisateurs affirmant avoir perdu leur emploi à cause de cette « blague ». 

La leçon : Ne touchez jamais aux outils de productivité. L’humour ne doit pas entraver l’usage. 

3. La « Fausse Facture » de Deliveroo France (2021) 

Pour le 1er avril, Deliveroo a envoyé des mails et notifications confirmant des commandes de pizzas pour plusieurs centaines d’euros. 

Le problème : Dans un contexte de crise, recevoir une confirmation de commande de 450 € déclenche un stress immédiat (peur du piratage). Les banques et le service client ont été saturés d’appels de panique. 

Le résultat : Un bad buzz national et une image de marque sérieusement écornée.

La leçon : Si la blague repose sur la peur ou le stress financier du client, c’est que vous avez perdu le fil. 

Et vous, quelle est la pire campagne que vous avez vue passer sur les réseaux ?


Article rédigé par Jean-Gabriel Loquet, Réalisateur, Animateur 3D, artiste VFX.

Membre du Comité éditorial du Club de la Com.

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