Mettre l’accent là où cela compte !
Encore sous l’effet de la magie d’une superbe 12e cérémonie des Trophées de la Com Sud-Ouest, qui s’est tenue mercredi 3 décembre au Palais des Congrès de Bordeaux sous l’égide de l’APACOM en partenariat avec le Club de la Com représenté par de magnifique campagnes, on a crushé sur un très bon cru de Bordeaux cette année.
Une édition aux tonalités de l’accent du Sud Ouest
Tonique, chaleureux et engagé, à l’image d’un nouveau duo mixte qui matche : Estelle Gentilleau et Julien Bonzom (respectivement présidents des deux associations) qui ont brillamment incarné l’amitié et la rivalité entre nos deux belles grandes régions (presque un tiers du territoire de la France, a rappelé Estelle).
Des campagnes super inspirées, souvent décalées, dont la présidente du jury Anne Vincent TBWA a relevé la ligne commune : l’audace, la simplicité, le ton juste, l’authenticité et les valeurs humaines ont fait la différence et remporté la mise. Le show a été unanimement apprécié, avec un déroulement fluide, naturel et péchu orchestré par Théo Robache qui nous a régalé de ponctuations vocales notamment en duo avec un guitariste de l’APACOM?
En filigrane des multiples interventions sur scène, c’est ni plus ni moins la définition de notre filière qui s’est écrite au cours de cette cérémonie : mettre l’accent où cela compte, c’est bien ce qu’ont réussi collectivement les différents acteurs de cet événement : partenaires, candidats, créatifs, agences, annonceurs, bénévoles, ils se sont retrouvés autour d’une défense commune des métiers de la communication et du marketing qui plus que jamais, fait sens.
Pourquoi « tropher » me direz-vous ?
Ce qui fait chaud au cœur c’est de voir que malgré les disparités qui existent, non, ce ne sont pas toujours les mêmes qui gagnent et oui, le courage a été salué. L’acte de courage qui consiste à aller contre la négativité ambiante, contre le manque de moyens budgétaires, contre les stéréotypes qui veulent que les institutions n’oseront jamais la campagne subversive, que l’IA est un concurrent déloyal… En démontrant le contraire, le palmarès a donné tout son sens à la notion d’intérêt général si chère à Julien Bonzom.

Just Hapiness pour le Département de l’Aude – Une campagne qui n’a pas de sens

L’aquarium de Biarritz – Les « bisous mouillés »
Il y a les « vieux briscards » qui défendent haut leur talent et qu’on a plaisir à retrouver régulièrement dans le palmarès (VeryWell, Le Vestiaire…) ; il y a les grands gagnants, qui ne s’attendaient pas à décrocher le grand prix du jury (Just Happiness), il y a les nominés qui n’ont pas décroché le « précieux » Trophée mais qui revenaient dans la liste (Wonderfull, Sang Neuf, Vo2x…), il y a les petites agences qui montent et se font remarquer (Premier Degré…) il y a les performers qui ont candidatés sans être dans la shortlist, et il y a même tous ceux qui n’ont pas osé candidater, persuadés qu’il faut pour cela prétendre à avoir ce qu’il faut, « LA » campagne de l’année, celle dont on est particulièrement fier.
Or et c’est la leçon qu’on retient de cette soirée, non seulement nous pouvons être fiers d’appartenir à cette belle communauté qui vibre, qui partage, qui vient à cet événement pour s’inspirer, se nourrir ou juste manifester son amitié, mais en plus, c’est le lieu idéal pour avoir ces échanges qui comptent, cette proximité unique qui unit membres du jury et candidats, public et institutionnels autour d’un verre, et permettent de s’améliorer, de faire naître des nouvelles idées, de partager leurs secrets et leurs problématiques professionnelles. Un grand shot de solidarité et d’énergie pour nous réchauffer en plein mois de novembre.

Article rédigé par Mélanie Carpentier, Communication culturelle, Relations Publiques et Presse, Ville de Tournefeuille.
Membre du Comité Editorial du Club de la Com.