L'Interview 40 ans de Jannick Ser, première femme Présidente du Club de la Com

Mercredi 27 octobre 2021
Vie du Club

À l'occasion des 40 ans du Club de la Com que nous fêterons le 8 décembre prochain, nous vous proposons une série d'interviews pour parler de l'évolution du Club mais aussi de notre secteur d'activité. Cette seconde interview a été réalisée au Musée des Abattoirs que nous remercions pour leur accueil. Rencontre avec Jannick Ser, première femme Présidente du Club de la Com (1986 à 1989). 

Comment était le Club de la Com à votre arrivée ?

Quand je suis arrivé à la présidence, mes prédécesseurs avaient déjà fait pas mal de choses et avaient notamment permis de nous rassembler. J’ai décidé d’axer notre action en faisant du lobbying, il fallait que l’on se fasse connaître de l’extérieur. À ce moment-là, nous avons décidé de nous mettre en relation et en partenariat avec tout le milieu économique et politique de la région. Nous avons monté de nombreuses opérations avec eux permettant de nous considérer. Notre Assemblée Générale se faisait à la Chambre de Commerce en présence du préfet de région. Cette soirée permettait de faire le passage de flambeau entre les présidents au bout de trois ans. Cette même journée, nous avions une grande réception, la Garden Party. Nous choisissions de très beaux endroits pour inviter le monde politique, le monde économique et notamment notre soutien premier, Dominique Baudis. Il avait beaucoup de liens d’amitié avec nous tous. 

Nous nous sommes aussi intégrés dans toutes les actions que faisaient les entreprises ; la Foire de Toulouse avec la journée du Club des Relations Publiques, nous étions invités et mis en vedette. Ensuite, il existait à Toulouse un Club de la Presse (aujourd’hui l’AJT), nous nous sommes rapidement rapprochés pour apprendre à travailler ensemble. Nous avons créé un prix de la presse. Nous remettions un prix chaque année au journaliste qui était le plus attentif à nos métiers. L’AJT est ainsi devenu un très beau partenaire. 
Nous avons enfin développé la communication interne. Il fallait que nous arrivions à prouver pourquoi nous étions indispensables. Dans un milieu comme le mien, France 3, il était difficile d’expliquer que même s’ils étaient très connus, nous pouvions apporter de nouvelles choses. J’ai eu le prix de l’UGEF pour la création du journal interne de France 3. 

Le Club a grandi depuis, tous les anciens sont très fiers de ce qu’il est devenu aujourd’hui.

 

Si vous deviez définir le Club en 3 mots ; quels seraient-ils ?

S’il fallait définir le club en trois mots, je dirais la convivialité, le professionnalisme, la solidarité.

 

Si vous aviez une anecdote à nous communiquer ?

Si je devais illustrer les festivités, la convivialité et l’humour que nous souhaitions installer, je parlerais du cheikh d’Arabie Saoudite. Avec la complicité des membres du Club, nous avions décidé de faire fuiter auprès des institutions, le fait que le fils du Prince d’Arabie Saoudite allait venir à la soirée du Club. Pour la supercherie, mon mari, qui parlait un arabe parfait avec un accent formidable, était déguisé en check. Florence, une membre du Club, était déguisée en interprète. Et j’accueillais tout ce monde.

Le cheikh a commencé son discours en remerciant tous les présents. Il disait que l’Airbus était parfait et que son père lui faisait dire qu’il avait vu le Capitole et demandait à Dominique Baudis de lui communiquer les plans pour le reproduire en plein désert ! Inutile de vous préciser que Dominique Baudis était au courant et il a très bien joué le jeu. Les caméras d’Airbus étaient présentes et avaient accompagné le cheikh. La mise en scène était formidable. L’AFP et toute la presse étaient présentes.

Nous avions une trouille, que les communiqués de l’AFP partent sur le sujet du Capitole. Nous avions demandé au lieu qui nous accueillait de débrancher les téléphones (NDLR : les portables n’existaient pas encore). Tout le monde avait marché !  

 

 

Et les anciens, que sont-ils devenus aujourd’hui ?
Les anciens ? Plutôt les vieux ! (rire) Nous nous sommes rassemblés, les pionniers, pour garder le contact autour du CAC31 (Club des Anciens de la Communication). Un Club permettant de se remémorer les hauts faits du Club de la Com.

Merci Jannick. 

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