Les années 90, la décennie des premières fois… Flash-back dans le passé

Mardi 26 octobre 2021
Autre

Jusque dans les années 90, la communication était l’enfant roi du monde de l’entreprise. Chaque entreprise et collectivité avaient droit à son quart d’heure de gloire grâce à une publicité dans les médias de l’époque.

Moins de concurrence et moins d’entreprises sur les mêmes marchés, mais aussi plus de confiance dans la communication et plus d’envie d’y faire appel.

Tout était encore possible à faire et à réaliser dans un secteur qui avait des milliards de possibilités et où la régulation n’était pas encore présente.

 

 

Des prémices du web

Est-ce que Tim Berners-Lee, créateur du www (World Wide Web) au début des années 90, avait imaginé que son invention allait profondément changer le monde dans les 15 années suivantes ?

Cette époque était synonyme de liberté totale : libre circulation dans l’Europe, ouverture du Tunnel sous la Manche…

Nous étions aussi dans une décennie des premières fois ; premier Sidaction, la première fois pour l’équipe de France Championne de Monde de Foot, le premier film le plus vu avec la sortie de Titanic et le merchandising qui va avec, les premiers sites web des médias et des entreprises, le début de construction de l’ISS aussi (Hello Thomas Pesquet)...

 

Le web en 90 (antérieur au coté participatif) représente un petit côté nostalgique ; pas de réseaux sociaux, une certaine maîtrise demandée pour produire du contenu… C’était le temps où les GIFS (un poil rétro) nous disaient que les pages étaient en constructions. Les prémices du web, c’était aussi des architectures floues, un design typique de la technologie flash, des débits très bas.

Le web s’ouvre à tous le 6 août 1991 puis la technologie est rendu publique le 30 avril 1993. C’est le lancement du navigateur Mosaic puis de Netscape qui font exploser son intérêt.

Le navigateur Yahoo deviendra rapidement le premier moteur de recherche dans la seconde partie des années 90. Mais en France, le développement d’Internet se fait plus lentement que dans les autres pays.

Il a mis un peu plus de temps à se développer du fait d’une petite boite noire que l’on nommait à l’époque le Minitel. C’est lui qui serait le coupable de ce retard.

En 1995, la France compte 100 000 accès à Internet pour un total de plus d’un million accès à Internet deux années plus tard et 21 367 sites internet. Toujours en 1997, le Premier Ministre de l’époque Lionel Jospin se prononce en faveur de l’Internet et lance deux années plus tard le programme d’action gouvernemental pour la société de l’information.

C’est donc aux prémices de l’an 2000 que le web pourra se développer en France et ouvrir un nouveau chapitre de son accroissement que l’on baptisera le web 2.0, sauf si… sauf si le bug de l’an 2000 arrive…

 

 

Aux prémices du changement

Mais le début des années 90, c’est aussi une des premières crises de défiance pour notre secteur d’activité. En effet, la déréglementation des années 80 avait engendré une augmentation du nombre de spots publicitaires sur tous les médias. Près de 380% d’investissement publicitaires en plus, suivant les médias. Cette crise du début des années 1990 commence par une baisse de la consommation des ménages, entrainant une baisse des investissements publicitaires et une stabilisation de notre marché.

La crise économique se couple à une montée d’un nouveau phénomène : la perte de confiance des annonceurs envers leurs agences et la communication. Les annonceurs se posent des questions sur l’intérêt de leurs investissements, mais s’accordent aussi à dire que le secteur manque de transparence. Ainsi, les médias commencent à accuser le coup, la presse et la radio sont en perte de vitesse publicitaire alors que l’affichage et la télévision augmentent. Petit à petit, les médias souffrent tous de cette baisse des revenus publicitaires.

Pour la première fois, le marché global est en baisse au début de l’année 1991.

Un exemple marquant en ressort, la crise Séguela (du nom de ce grand personnage de la publicité que nous connaissons tous). Au début de l’année 1992, l’agence RSCG se vend à Eurocom notamment à cause de cette crise sectorielle.

 

Pour traverser cette crise, de nouvelles tactiques entre en jeu :

  • La créativité, toujours,
  • Un début de réglementation du marché avec la loi Evin et la loi Sapin,
  • Une volonté d’éviter la poudre aux yeux mais d’avoir un retour à l’authentique.

 

 

Mais la créativité, toujours,

Mais les années 90 sont aussi et surtout de grandes idées pour nos métiers ; les pubs mythiques d’Alain Chabat pour Orangina, ou encore OMO Crapoto, l’apparition du lapin Duracell, Maité avec Bonux.

Sans faire une liste à la Prévert, citons également trois publicités marquantes :

  • La SNCF avec l’ouverture du TGV qui nous vante ses bienfaits sur la vitesse du voyage en train,
  • La naissance des bébés Evian dans les publicités,
  • Une publicité surprenante de Perrier qui utilise des Taggers préhistoriques pour vanter les bienfaits de son eau.

 

Et vous, les années 1990 vous ont-elles fait rentrer en publicité comme on rentre en religion ?