La parole aux Médias - 3 questions à Caroline Bruneau

Mercredi 4 novembre 2020
Relations presse

Caroline Bruneau est journaliste depuis 15 ans. Après une carrière de correspondante, en Allemagne, elle s’est spécialisée dans les questions économiques et a travaillé chez Air&Cosmos, Aviation Week et AIN (Aviation International News) avant de fonder en 2015 avec des collègues le magazine spécialisé sur l’industrie aéronautique et spatiale Aerospatium (en ligne et PDF sur aerospatium.info).

 

Pourquoi le choix du métier de journaliste ? 

J’ai toujours voulu faire ce métier, peut-être parce que j’ai toujours vu mes parents lire des tonnes de journaux et écouter les infos ! C’est un métier qui permet d’assouvir la curiosité, d’apprendre en permanence, et souvent, de ne pas savoir le matin comment va se terminer la journée. Mais ce que je préfère c'est de pouvoir transmettre. J’estime que c’est un métier d’utilité publique, car il doit permettre aux lecteurs de se faire sa propre opinion grâce aux informations que nous leur apportons.

 

L'évolution du métier ces dernières années ?

Le métier de journaliste vit un bouleversement. L’irruption de la gratuité et du financement exclusivement par la publicité au début d’Internet a été catastrophique, en dévalorisant énormément notre travail. Mais depuis quelques années, de plus en plus de médias nouveaux et payants font leur apparition, permettant d’apporter une information de qualité, qui allie les différentes formes que sont l’audio, le texte et la vidéo. Je suis optimiste, car les lecteurs comprennent de mieux en mieux que l’information indépendante a un coût.

 

Une des qualités majeures pour faire ce métier ? Ce qu'il faut éviter ?

L’objectivité souvent réclamée est impossible : le journaliste est un être humain avec ses biais, son passé et ses marottes. Mais je pense qu’il est important qu’il cherche toujours à être sincère, à présenter les différentes facettes d’un sujet, toujours en gardant à l’esprit que le but est d’offrir à son lecteur ou son spectateur des éléments l’aidant à se faire sa propre opinion. Souvent, des jeunes me disent qu’ils veulent être journaliste car « ils aiment écrire » : je pense que c’est une erreur, si on aime écrire, il faut devenir écrivain ! Il faut avant tout aimer l’information et vouloir la transmettre.