3 questions à Marina Champagne

Mercredi 25 août 2021
Relations Médias

Marina Champagne est journaliste à RFM Toulouse depuis une dizaine d'années. Elle a aussi travaillé au sein de Virgin Radio à Marseille durant une année pour un remplacement. Et a commencé sa carrière toujours dans la radio à Europe 2 (ex Virgin Radio) à Saintes, en Charente Maritime, où elle est restée quatre ans. 

 

Pourquoi le choix du métier de journaliste ?

Pour être honnête, je ne sais pas si j'ai réellement fait le choix en comprenant vraiment ce choix. J'étais jeune, 20 ans, et l'année d'université en langues étrangères appliquées ne m'avait pas convaincue.

L'idée du journalisme trottait dans ma tête depuis un moment. Sans doute parce que je me suis toujours beaucoup plus attachée à raisonner avec des faits, plutôt qu'avec des émotions, et que j'ai toujours été curieuse. J'adore apprendre. Lorsque je me passionne pour un sujet, j'ai besoin d'apprendre le maximum dessus.

J'ai alors postulé dans quelques écoles et j'ai été accepté au Studio Ecole de France, ou j'aimais beaucoup l'idée de découvrir tous les métiers de la radio, et pas seulement celui de journaliste.

Sans doute là encore l'idée de pouvoir "tout" comprendre. Aujourd'hui même si nous n'avons pas de technicien réalisateur en locale, ça me permet de comprendre comment les choses sont gérées dans l'émission à Paris.

C'est important je pense pour prendre l'antenne sereinement le matin.  

 

Une expérience marquante dans votre carrière ?

Sans aucun doute, l'affaire Merah. J'étais à la matinale comme tous les matins, quand c'est arrivé !

Les informations arrivaient en continu, parfois contradictoires. Il était très difficile de savoir ce qui était vrai de ce qu'il ne l'était pas. Des textos d'amis qui me demandaient ce qui se passait, et l'envie d'aller sur place pour constater par soi-même. Cela semblait un peu irréel en fait.

Et bien sûr impossible de quitter son poste de travail puisque la matinale c'est de l'info jusqu'à 9h du matin, et si je me souviens bien c'est arrivé juste avant le flash de 8h30.

Je crois que c'est d'ailleurs l'unique fois dans ma carrière de journaliste qu'un tel événement a eu lieu pendant que j'étais en direct à l'antenne. 

 

Quelles sont pour vous les qualités majeures pour faire ce métier ? Ce qu’il faut éviter ?

A mon avis, la qualité principale reste la curiosité. Être ouvert à tout, à toutes les possibilités, à toutes les opinions.

Cette ouverture d'esprit est primordiale. Le rôle du journaliste est de dévoiler une information factuelle, en étant capable de ne pas se laisser trahir par nos émotions. Et concernant la radio, il faut en plus un vrai esprit de synthèse, car là où nos confrères de la presse écrite ont de la "place" pour écrire, nous n'avons que quelques secondes par information. Ce qui nécessite de résumer l'information et de ne savoir garder que l'essentiel.

Ce qu'il faut éviter ? Sans doute justement de se laisser biaiser par nos propres croyances, mais aussi dans cette course au scoop qui peut exister de plus en plus dans le métier, de vouloir aller trop vite, et de ne pas vérifier les informations.